Financement
de l'équipe VCDN.
- La gestion de notre équipe
VCDN est comparable, sur bien des points, à celle d'une P.M.E.
Notre production (scientifique) doit toujours être de qualité,
innovante, dans le cadre d'un compétition nationale et internationale
vive, voire farouche et souvent inéquitable.
- Notre recherche doit
déboucher sur des résultats fondamentaux, mais également
sur des produits commercialisables (kits de diagnostic, médicaments)
et applicable en clinique. Notre recherche doit être protégée
par des brevets, pour une valorisation optimale.
-
|
Les
crédits alloués par l'INSERM sont insuffisants pour de nombreuses
raisons:
- la première est que la
force économique de la France est modeste par rapport à
nos compétiteurs, notamment les USA, le Japon, l'Allemagne.
- la deuxième est que le pourcentage du Produit National Brut Français
consacré à la recherche est faible par rapport à
celui de nombreux autres pays industrialisés.
Il est en nette diminution par ailleurs. En d'autres termes, la recherche
médicale n'est pas une priorité absolue, et elle l'est de
moins en moins: regardez objectivement les chiffres !!! C'est terrifiant.
Nous fonçons dans le mur (d'où l'idée du DG de faire
des Instituts sans mur).
- la troisième est que la priorité n'est pas aux études
sur les pathologies cérébrales. Vous entendez surtout parler
de dotations exceptionnelles données pour la recherche sur le Sida,
le Cancer, les études épidémiologiques. Les opérations
concernant directement les maladies neurodégénératives
les plus fréquentes sont pratiquement inexistantes. Les premières
molécules efficaces contre les pathologies cérébrales
sont commercialiées. Ces médicaments ( Aricept, Exelon,
galanthamine, mémantine, vaccination peut-être) viennent
des pays qui ont investi dans la recherche, les USA en particulier. Nous
avons dès maintenant à acheter ces produits, ce qui grève
la balance extérieure de la France et nous fait regretter, bien
sûr tardivement, de ne pas avoir investi au bon moment.
-
-
-
- La quatrième
raison est que le peu d'argent que nous avons dans la dotation globale
Inserm n'est pas forcément bien géré et bien
distribué. Le vieillissement n'est pas que cérébral,
et il affecte également la structure Inserm, qui a du mal à
recruter des jeunes chercheurs. Le poids de l'administration est de
plus en plus important, et les taxes d'apprentissage nous donnent
une souplesse d'action qui nous est de plus en plus refusée
par l'Administration.
|
Pas de recherche compétitive =
pas de médicament commercialisé. Les petites économies
de maintenant feront notre ruine de demain.
Dans cette perspective de recherche et de formation, nous nous engageons
auprès des entreprises, des associations ou des particuliers qui
voudraient bien nous donner des co-financements, des dons (via l'Inserm
ou notre association ADNA) ou un versement de
leurs TAXES D'APPRENTISSAGE. Nous
précisons chaque année le devenir des sommes versées.
Ces explications se font également
dans le cadre de visites du laboratoire, ou d'exposés que nous
faisons sur invitation, pour des Clubs, des Associations, des Entreprises.
-
-
-
-
Nous avons une
action EXTREMEMENT IMPORTANTE pour former les étudiants, chercheurs
de demain, et les taxes d'apprentissage récoltées leur
sont très utiles (congrès, fonctionnement, et surtout
huile dans les engrenages rouillés de l'Inserm, etc).
|