Accueil
Le Laboratoire
  Journal VCDN

 en savoir plus :

historique

galerie photos

Le laboratoire: coordonnées, description générale

Les trois mousquetaires VCDN

imprimé pour versement taxes apprentissages

Informations sur la situation de la recherche biomédicale

Lille, Raffarin II, 2004

(pour une désinformation, merci de consulter les informations du gouvernement)

BCRD: Budget civil de la recherche et du développement
 
Le BCRD a augmenté de 3,9% cette année

Chiffre généralement repris par les journalistes, très maladroitement. Ce chiffre comprend la recherche sur le nucléaire,la recherche spatiale, etc, ... et la visibilité du budget civil est loin d'être transparente.------->

CEA 3 100 000 000,00 € 24,60%
CNRS(2002) 2 500 000 000,00 € 19,84%
CNES 1 400 000 000,00 € 11,11%
INRA 596 000 000,00 € 4,73%
INSERM 454 000 000,00 € 3,60%
IRSN 266 600 000,00 € 2,12%
ONERA 215 000 000,00 € 1,71%
IRD(2002) 193 600 000,00 € 1,54%
CIRAD(2002) 176 500 000,00 € 1,40%
IFREMER(2002) 150 000 000,00 € 1,19%

d'aprés Le Figaro fin février

Côté recherche biomédicale:

Notre budget de fonctionnement d'Unité INSERM pour 50 personnes (U422) a baissé de 65.000 € en deux ans:

2002: 216.000 €

2003: 183.000 €

2004: 151.000 €

Mr Raffarin, vous avez dit une augmentation de 30%?

Les chercheurs sont des nantis et des planqués ?

Le programme d'un jeune qui veut faire carrière dans la recherche: à 30 ans/35 ans, Bac + 8: chercheur..... d'emploi ou, s'il a de la chance et beaucoup de talent: 1500 € /mois en France s'il a pu intégrer l'Inserm ou le CNRS. Ensuite la progression dans la carrière est très lente.

Il y a une valuation annuelle des chercheurs selon des critères internationaux (cotation des articles publiés selon les normes ISI; index de citation; nombre de brevets; évaluation du projet par des commissions spécialisées;validation par le conseil scientifique).

De même, la création des Unités est évaluée par les Commissions Scientifiques, puis par le Conseil Scientifique. Compétition très vive, car il n'y a pas de place pour tous. Projet remis en cause tous les quatre ans.

De plus, et c'est normal, nous sommes en compétition avec les chercheurs du monde entier.

Mais notre budget décroit chaque année.

Les pays dynamiques, qui ont tout compris, augmentent leur budget de 15% chaque année depuis plusieurs années (une dizaine de pays au moins).

Devinez nos chances d'être compétitif !

Et en plus on va nous reprocher de ne pas être les meilleurs !

Et en plus , nous tirons des boulets incroyables !

Les casseroles à supprimer

Une administration de plus en plus puissante, oppressante, un vrai carcan: voir safir (code des marchés publics pour commander des produits de laboratoire, avec un logiciel qui a coûté une fortune et qui ne nous donne pas encore le bilan des dépenses de l'année passée, et nous bloque encore la gestion des crédits venant de l'extéri

Un département de valorisation (dépôt de brevet) avec peu de moyens: le parcours du combattant pour le chercheur qui voudrait déposer un brevet, très dissuasif!

Un système de classement des Unités qui shunte les commissions scientifiques, grâce au DG qui utilise un comité occulte, le CORES: le fait du Prince et de la République Bananière: ce système vient de diminuer de 18 à 80% le budget de fonctionnement de 50 % des Unités, sans explication (regardez si les Unités des membres du CORES ou de l'entourage du DG ont un budget diminué !).

Un budget qui s'effondre, un recrutement qui s'effondre

Un pilotage fluctuant, par accoups, et multiple

Oui, les chercheurs sont pour une réforme en profondeur !

Sur bien des points, l'INSERM est devenu une zone de non-droit.

Le moral des chercheurs (n'appartenant pas au CORES et à son entourage) est au plus bas.

Et les étudiants fuient de plus en plus les facs de science: les médicaments de demain ont perdu une chance supplémentaire d'être inventés en France. Finalement, le trou de la sécu, il n'est pas si grand que cela par rapport à ce qui vous attend, et c'est dans votre porte monnaie que l'on ira chercher les rustines.

Les chercheurs veulent une réforme
Etant donné la lourdeur de la structure Inserm, il est évident que les chercheurs sont les premiers à réclamer une réforme, afin que l'outil de travail soit plus efficace.

- Nous voulons un moyen clair, stable et consensuel d'appréciation de l'activité du chercheur, qui n'exige pas un surcroît important de travail de justification au niveau: de l'activité individuelle + de l'activité annuelle de l'Unité + de l'interface avec l'Université + de l'examen quadriennal + (j'en oublie) (bref une règle du jeu reconnue, simple et loyale)

- Nous voulons plus de souplesse pour la gestion de notre budget (actuellement en Mars 2004, notre logiciel imposé SAFIR ne peut pas nous donner les comptes de 2003, et ne nous permet pas d'utiliser l'argent de nos contrats extérieurs depuis le 10 Décembre 2003.

- Nous voulons une Administration qui soit réellement au service du chercheur (et donc de la recherche), avec un budget transparent et une évalutation aussi sévère que la nôtre de son activité.

- Un dévérouillage du système de dépôt de brevet

- Un budget qui soit à la hauteur des ambitions de la France, qui ne peut s'en sortir que par la Recherche (si vous voyez un autre moyen, dites le moi: pétrole? charbon? textile? acier? tourisme sexuel?)

- une carrière dans un cadre compétitif certes, mais également attractif, comme aux USA.

- une vision à moyen et long terme, pour préparer le renouveau des structures de recherche vieillissantes

Pourquoi faire de la recherche en France alors que les pays étrangers la font ?

La Recherche, c'est l'amélioration des connaissances. Chaque pays se doit d'améliorer la Condition Humaine sous toutes ses formes. La Recherche y contribue.

La Recherche, c'est la Culture Scientifique, une forme de culture aussi noble que les autres, qui grandit l'homme.

La Recherche est un outil économique: si on laisse faire le gouvernement, nous devrons bientôt acheter tous nos médicaments aux pays étrangers. La programmation actuelle, remise en cause par le Collectif Sauvons la Recherche: arrêter la dynamique d'abandon et de renoncement.

Attention, un décrochage dans le recrutement des jeunes, c'est comme le décrochage d'un cycliste du peloton. Il ne reviendra pas.
Que faut-il alléger dans la structuration de la recherche

Vous savez tous que le CNRS est un mammouth qu'il faut dégraisser. Les chercheurs le souhaitent. Mais faut-il le saigner à blanc?

 

Une autre image: Nous sommes dans une compétition. Les USA ont une voiture de course et ils avancent à toute vitesse. De plus, ils ne se gènent pas pour passer au rouge quand il faut gagner.

Nous sommes dans une vieille Peugeot, bien de chez nous, et il faut la faire avancer plus vite.

Ce que nous proposons: huiler les engrenages, enlever les casseroles accrochées à l'arrière, alléger au maximum la voiture, étudier comment on peut augmenter le rendement du moteur.

Ce que propose le gouvernement: faire des économies sur le carburant.

Clairement, avec cette démarche, nous n'irons pas loin.

Le retour sur investissement
On nous dit qu'il faut surtout faire de la recherche appliquée: bien évidemment mais...->

Recherche fondamentale et appliquée se potentialisent.

Les USA l'ont bien compris. La recherche appliquée des Industries performantes s'installe prés des grands centres universitaires de pointe. Dans ce contexte, l'association profite aux deux parties.

L'un n'empèche pas l'autre, et il faut les rapprocher.

Investir dans la recherche fondamentale attire la recherche appliquée! C'est un cercle vertueux.

Un petit gain pour Bercy, une grande perte pour la France

Le budget de la recherche est réparti grosso modo entre les salaires (80%) et le fonctionnement (20%).

Un raisonnement idiot ou l'intelligence du pied->

 

 

En diminuant notre budget de fonctionnement de 30% en moyenne, mais pour certain cela peut aller jusqu'à 80%, nous n'arrivons plus à fonctionner normalement.

Et finalement notre salaire , qui reste constant, alimente une énergie pour colmater les brèches, démarcher, vivoter, bricoler.

Gain pour Bercy: 30% du budget de fonctionnement (donc de 20% du financement global)= 6,6%

Perte pour la France: perte d'efficacité de 30 à 100%.

En effet, un salaire sans budget de fonctionnement correct (diminution jusqu'à 80%, je le rappelle) , c'est tourner dans le vide, et la perte est bien supérieure au gain de 6,6%. C'est un gâchis phénoménal. Le verrons-nous dans le rapport de la Cour des Comptes?

 

 
   
 
   
 
Accueil Lexique Liens Plan du site Abonnez-vous