Une rencontre  entre aidants : en voilà une bonne idée !

Savoir qu’il existe d’autres personnes dans « la galère » ne console pas, mais s’ouvre

alors une possibilité d’échanges, de réponses aux questions qui ne figurent  dans aucun manuel. Le vécu d’une journée d’aidant est beaucoup enrichissant.

Le premier défi fût de prendre la route – seule – un peu plus loin que les alentours. Ca n’a l’air de rien,  mais quand on en a l’habitude d’un « chauffeur » longues distances, c’est un véritable challenge ! Cette fichue maladie ne permettant aucun espoir de retour à la normale alors le choix est vite fait : il faut se « booster » et aller de l’avant.

Dépasser ses angoisses, ses peurs, se dévoiler aux autres n’est pas chose aisée. Ces échanges avec les aidants ont été un tremplin entre le « vase clos » du domicile, où  plus personne ne s’aventure, sûrement par peur de contamination, el la vie extérieure. Une bouffée d’air frais depuis l’annonce du diagnostic.

Une émotion intense se dégageait de tous ces témoignages : beaucoup de points communs avec ma propre histoire, énormément parfois. Je n’étais donc pas seule devant tant d’agressivité et d’incompréhension. La détresse des autres étrangement à la mienne.

Notre besoin de savoir et surtout de comprendre a été étoffé par des explications scientifiques, simplifiées, au plus grand soulagement de notre cerveau lui aussi déjà très sollicité. Une rencontre très positive : un contenu très intéressant, une écoute et de la considération pour chacun des aidants. La convivialité a servi à libérer de profondes émotions jusqu’aux confidences.

Un regret toutefois : ne pas avoir osé franchir le pas de la continuité et donner suite aux échanges par le biais des adresses et des emails bien rangés au fond d’une pochette. Sans doute, la peur de rajouter du poids sur les épaules des autres quand on sait d’avance, avec certitude, que les journées sont bien lourdes à porter.

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