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Historique
des dégénérescences frontotemporales (dont la maladie
de Pick) |
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Les dégénéresccences frontotemporales ont été individualisées
pour la première fois en 1892 par Arnold Pick, neuropathologiste travaillant à Prague
sous le terme datrophies circonscrites. Mais cest en fait Alois
Alzheimer qui décrivit des anomalies cellulaires spécifiques,
distinctes de celle de la maladie portant son nom, auxquelles il donna le nom
de son élève, les corps de Pick. Il y eut ensuite pendant des
dizaines dannées un amalgame entre atrophie focale et maladie
de Pick, alors que les anomalies cellulaires, les corps de Pick nétaient
présents que dans un faible pourcentage des atrophies focales. |
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| Ils rapportent le fait de pouvoir avoir une maladie de Pick
sans avoir les corps de Pick, mais il faut aussi ne pas avoir les plaques
séniles et les dégénérescences neurofibrillaires
de la maladie dAlzheimer Les travaux de Tissot dans les années 75 en Suisse complétèrent la compréhension de la maladie. Ils opposèrent la maladie dAlzheimer qui perturbe les fonctions intellectuelles, à la maladie de Pick qui perturbe leur utilisation. Ils améliorèrent les classifications neuropathologiques A cette même époque, un jeune psychiatre, Lars Gustafson, travaillant dans lhôpital de Lund sintéressait à différencier le comportement des patients jeunes ayant une maladie de Pick de ceux ayant une maladie dAlzheimer. Un de ses meilleurs amis était neuropathologiste, Arne Brun et ensemble ils ont pu individualiser cliniquement et neuropathologiquement une nouvelle démence, une atrophie focale frontale ou frontotemporale qui navait pas de corps de Pick et ils lont appelé « Frontal lobe dementia ». Pendant ce temps, léquipe de Neary à Manchester en Angleterre, réalisait un travail similaire et de la réunion de ses 2 équipes sont nés les critères internationaux de dégénérescence frontotemporale dits de « Lund & Manchester ». |
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A partir de là la maladie de Pick fut considérée comme un sous type en fait peu fréquent des dégénérescences frontotemporales, mais par abus de langage on continue à parler de maladie de Pick du vivant du patient alors quen 2003 on nest pas capable de caractériser le sous type des patients nayant pas de différences cliniques sensibles et spécifiques à la présence ou non de corps de Pick. |
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