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Pour comprendre et
savoir un peu sur les maladies :
LE GUIDE
DR F LEBERT - A. DERAMECOURT
Centre médical des
monts de Flandre - Bailleul
Sommaire
1 - Les maladies neurodégénératives
2 - Que faire en début de maladie
3 - Avec l'évolution de la maladie
4 - Les aides
Annexe : Lexique
1 - Les maladies dégénératives
Il
s'agit d'une maladie neurologique et non psychologique. Elle est à l'origine
d'une altération des cellules cérébrales jusqu'à leur destruction. Au début, la
région hippocampique, organe spécialisé dans la mémorisation, est
principalement atteinte par la dégénérescence avant de s'étendre ensuite à
d'autres régions du cerveau. Les troubles vont dépendre des régions touchées
par la maladie.
Les autres maladies neurodégénératives:
-
Les dégénérescences frontotemporales : ces maladies atteignent surtout les
régions antérieures du cerveau et donnent des troubles du comportement
(pseudodépression, irritabilité...) avant la survenue des troubles de mémoire.
La maladie de Pick en fait partie. L'aphasie progressive est un trouble du
langage d'aggravation progressive qui souvent se rapproche de ces pathologies.
-
La maladie à corps de Lewy : peut débuter par un tableau ressemblant à une maladie
de Parkinson, à une dépression, ou par un épisode confusionnel avec
hallucinations. Il existe aussi souvent des troubles de mémoire associés et des
chžtes. L'état du patient est souvent fluctuant d'un jour à l'autre.
Les
maladies dégénératives qui ne sont pas en rapport avec des troubles de la circulation sont distinctes des troubles d'origine vasculaire comme les conséquences :
- d'un accident vasculaire cérébral
- d'une maladie des petits vaisseaux favorisée par
une hypertension artérielle, un diabète...
Vraies
ou Fausses Croyances...
- Les
événements de la vie (comme la retraite, un chagrin...) ne peuvent être à
l'origine de la maladie d'Alzheimer. La maladie d'Alzheimer n'est pas une
dépression aggravée.
- La maladie
d'Alzheimer est une maladie et non pas un vieillissement physiologique: 75% des
plus de 80 ans n'ont pas d'altération des facultés intellectuelles. Il n'est
pas normal de perdre la mémoire avec l'âge. La stimulation cérébrale ne permet
pas d'éviter une maladie d'Alzheimer.
- La
pollution, l'alimentation, ne peuvent causer une maladie d'Alzheimer.
- La maladie
touche tous les niveaux socio-culturels (ex: le président R. Reagan)
- La maladie
d'Alzheimer n'est pas due à une mauvaise oxygénation du cerveau.
- Si la certitude
(100%) du diagnostic ne peut avoir lieu qu'après le décès par un prélèvement
cérébral, la fiabilité diagnostique avec le bilan en centre de la mémoire est
voisine de 95%. Le prélèvement cérébral, après le décès,est surtout utile pour
préciser le sous type, la catégorie et pour mener, peut être, dans l'avenir,
une prévention y compris pour les descendants.
- La
guérison n'est pas possible à ce jour mais il y a toujours moyen d'améliorer le
patient quelque soit le stade de la maladie, c'est pourquoi c'est utile de
consulter.
- Le
diagnostic ne nécessite pas souvent l'hospitalisation du patient, les examens
peuvent être faits en consultation ou en hôpital de jour.
-
L'hospitalisation n'est pas forcément néfaste pour un malade atteint d'une
maladie d'Alzheimer, cela dépend, de son état, du lieu d'hospitalisation , de
la cause.
2-Que faire en début de maladie? (MMS* >10) :
1- Reconna”tre les premiers symptômes :
Une
maladie neurodégénérative peut débuter par des oublis fréquents, des difficultés
à manipuler l'argent, à utiliser de nouveaux outils ménager, à s'orienter dans
les lieux peu fréquentés, des troubles de compréhension (difficultés à suivre
films, conversation), mais aussi par une baisse d'intérêt, une
anxiété-hyperémotivité ou une indifférence affective et une tendance à
l'égocentrisme, une appétence nouvelle pour des boissons alcoolisées, une
négligence physique ou par un épisode d'hallucinations.
2 - S'assurer du diagnostic précis
Cela nécessite:
1- d'avoir un examen neurologique et une
évaluation neuropsychologique*
2- un entretien gérontopsychiatrique
3- un scanner cérébral (avec coupes temporales
internes) ou au mieux une IRM*
4- une prise de sang
Parfois
le bilan nécessitera aussi une débitmétrie cérébrale
* Voir lexique
3-Envisager un traitement de la maladie d'Alzheimer :
La
classe de médicaments dont l'efficacité est reconnue dans la maladie
d'Alzheimer dans un stade léger à modéré sont les anticholinestérasiques.
En
2003, 3 médicaments sont disponibles :
-Aricept
-Exelon
-Reminyl
Ils
peuvent un peu améliorer les capacités du malade, mais surtout retardent
l'évolution de la maladie.
4-Traiter certains troubles du comportement
comme
l'anxiété, l'hyperémotivité, les idées interprétatives sans utiliser de neuroleptiques
classiques déconseillés.
5-Eviter les facteurs aggravants
Toute
maladie surajoutée comme une infection urinaire, bronchique, une constipation,
une déshydratation va aggraver les troubles de mémoire. Devant toute
aggravation brutale sur 1 ou 2 jours, il FAUT RECHERCHER CES FACTEURS
AGGRAVANTS. * voir lexique Il faudra penser au début de la maladie à s'assurer
préventivement de l'état dentaire et de l'état prostatique, un avis de
spécialiste est souhaitable. L'amaigrissement est habituel dans cette maladie,
une courbe de poids est utile.
Certains
médicaments sont néfastes comme tous les neuroleptiques classiques (Haldol, Nozinan, Melleril,
Tercian, Dogmatil, Tiapridal mais aussi Primperan, Vogalène, Noctran..). Les
médicaments anticholinergiques (certains antidépresseurs, certains médicaments
de l'incontinence urinaire...) sont aussi contre indiqués.
6- Faire une demande de prise en charge
La
maladie d'Alzheimer ou les maladies apparentées relèvent d'une prise en charge
à 100% par la sécurité sociale, elle est apparentée aux Affections de Longue
Durée (ALD*). La demande est à faire par le médecin traitant.
7- S'informer des aides sociales possibles
3 - Avec l'évolution de la maladie:
A-Continuer à utiliser les traitements de la
maladie d'Alzheimer
pour
les formes légères à modérées (les anticholinestérasiques) et adjoindre un médicament des formes
plus avancées : l'Ebixa
B-Traiter les troubles du comportement
pour
favoriser le sommeil, diminuer l'anxiété, l'instabilité psychomotrice. Les
traitements permettront souvent un maintien du patient à domicile plus
longtemps.
C-Dépister les syndromes confusionnels
pour
éviter l'aggravation des troubles mnésiques et les hospitalisations.
En
pratique devant la survenue:
- de troubles récents du sommeil
- d'une tendance récente à la somnolence dans la
journée
-d'une irritabilité inhabituelle ou d'une agitation
-d'hallucinations inhabituelles
IL
FAUT RECHERCHER UN FACTEUR SURAJOUTE (infection, constipation,
déshydratation..). Le patient devra être rapidement examiné par le médecin
traitant et un bilan sanguin et urinaire demandé si l'examen est normal. LA
MALADIE NE PEUT JAMAIS S'AGGRAVER RAPIDEMENT, IL FAUT TOUJOURS CHERCHER UN
PROBLEME EN PLUS
D- Aménager les lieux de vie.
Souvent
ces patients ont besoin de déambuler, ce qui nécessite des espaces de vie
suffisamment grands. Ils risquent d'ab”mer des objets qui peuvent être chers
aux proches. Ils ne vont pas savoir distinguer la valeur financière ou
affective d'un objet. Ils ont besoin des proches pour être en sécurité.
E - Organiser les déplacements
La
conduite d'un véhicule va devenir rapidement dangereuse pour le malade et les
autres, elle est déconseillée.
F - Se faire aider au domicile
G -Anticiper le besoin d'un autre lieu
d'hébergement et les mettre en place, accueil de jour, hébergement temporaire,
unité de vie Alzheimer
4 - LES AIDES
I
- AIDES FINANCIERES A DEMANDER SANS AUTRE CONDITION QUE DES CONDITIONS
MEDICALES
A -
Prise en charge à 100% par la Caisse de Sécurité Sociale au titre de
l'AFFECTION LONGUE DUREE
Le
100% Affection Longue Durée ( ALD) signifie que les soins liés à la maladie
d'Alzheimer, sont pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale sans nécessité
de participation de la Mutuelle (sous réserve qu'ils soient remboursables). De
plus, vous êtes dispensés de régler les médicaments, les examens de laboratoire
et de radio.
La
demande, faite par le médecin traitant, est adressée au médecin conseil de la
Caisse de Sécurité Sociale sous forme de certificat avec le résultat des
examens pratiqués permettant le diagnostic (scanner, neuropsychologie,
gérontopsychiatrie...). Il faut préciser la mention suivante: "... qu'il
présente des troubles graves de la personnalité : Maladie d'Alzheimer ."
Ne
pas omettre de joindre à cette demande les renseignements permettant
l'identification de l'assuré, nom, adresse, numéro de Sécurité Sociale .
Le
médecin conseil peut accorder d'emblée le 100% ou solliciter du médecin
traitant des éléments complémentaires sur un questionnaire intitulé: Protocole
National Inter-Régime d'Examen Spécial . Ce questionnaire est reçu directement
par le médecin traitant, qui le renverra à son collègue de la Caisse.
Si
le 100% est accordé, le médecin recevra des ordonnances spéciales et l'assuré
des étiquettes (durée moyenne d'attente: 6 semaines, renouvellement sur simple
demande).
Vous
devez toujours avoir ces étiquettes avec vous lorsque vous allez chez un
médecin.
B - LA CARTE D'INVALIDITE
Si
le malade ne peut plus assumer seul tous les actes de la vie courante : se
lever, s'asseoir, se laver, s'habiller, se nourrir, effectuer les besoins
physiologiques, se déplacer.
Vous pouvez demander une carte d'invalidité.
Adressez-vous
à la Mairie de votre domicile. Votre médecin traitant complétera le certificat
médical.
Cette
carte d'invalidité est attribuée sur décision de la COTOREP(Commission
d'Orientation et de Reclassement Professionnel) qui apprécie le taux
d'incapacité du malade.
Ce
taux doit être supérieur ou égal à 80% pour permettre l'obtention de la carte.
Cette carte a pour but de prouver l'état de la personne handicapée par la
maladie et de lui donner droit à certains avantages.
Avantages
liés à la carte d'invalidité à 80% :
Obtention
d'une demi-part supplémentaire pour le calcul de l'impôt (non cumulable avec celle accordée
aux veufs, célibataires ou divorcés avec enfants à charge ou imposés séparément
bénéficiant déjà d'une demi-part à ce titre). Cet avantage est applicable dès
l'année de dépôt de la demande, préciser alors à la rubrique carte
d'invalidité: demande en cours.
Réduction
d'impôt pour l'emploi d'une aide à domicile.
Dispositions
particulières par rapport à la taxe d'habitation et à la redevance TV
(exonération sous certaines conditions).
Avantages
dans les transports en commun (places réservées, réduction sur les tarifs SNCF
de 50% pour l'accompagnateur, voire gratuité quand la mention tierce personne
est spécifiée sur la carte).
Obtention
du macaron Grand Invalide Civil (GIC) permettant le stationnement sur les
places réservées aux personnes handicapées.
II
- AIDES FINANCIERES POUR LES MALADES AYANT OU NON TRAVAILLE
Pour
les malades en activité
-
La Maladie de Longue Durée et la pension d'invalidité
Dès
que la maladie est diagnostiquée les malades peuvent être mis en Maladie de
Longue Durée.
Pendant
3 ans, ils bénéficieront des indemnités journalières (IJ) de la Sécurité Sociale (qui sont égales à
environ 50% du salaire de base) plus, parfois suivant les employeurs, d'un
complément d'IJ versées par une caisse de retraite ou un régime de prévoyance.
Au
bout des 3 ans, parfois avant, sur avis du médecin-conseil, le malade va être
mis en invalidité (catégorie 1, 2 ou 3), il pourra alors percevoir une pension
d'invalidité qui sera calculée sur
ses 10 meilleures années de travail, dont le montant variera en fonction de la
catégorie.
1ère
catégorie : 30 % du salaire de base compris entre 237.48 € et 729.60 €
2èmecatégorie
: 50 % du salaire de base compris entre 237.48 € et 1216 €
3ème
catégorie : 50 % du salaire de base + Majoration Tierce Personne (MTP) (930.06 €/mois).
Si
la pension de 3ème catégorie (avec MTP) est rejetée pour raison
médicale, la personne malade, en fonction de son degré de dépendance, pourra
demander le bénéfice de l'Allocation CompensatriceTierce Personne (ACTP) (sous conditions de ressources détaillée
ci-dessous).
A
60 ans, les personnes malades peuvent demander la mise en retraite pour
inaptitude avec la MTP de la
Sécurité sociale.
- La Majoration Tierce Personne (MTP) est attribuée aux titulaires d'une pension acquise à titre personnel lorsqu'ils ne peuvent exécuter seuls les actes ordinaires de la vie.
L'assuré
devra justifier avant son 60ème anniversaire de
l'impossibilité d'exercer une profession ET de l'obligation d'avoir recours à
l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la
vie.
Il
devra aussi être titulaire d'une pension d'invalidité ou d'une rente
d'accident du travail ou d'une pension anticipée, accordée aux anciens
déportés, anciens combattants ou prisonniers de guerre.
La
MTP peut également être attribuée
entre 60 et 65 ans aux titulaires : d'une pension vieillesse qui ont
bénéficié auparavant d'une pension d'invalidité sans majoration ; aux
titulaires d'une pension vieillesse liquidée ou révisée au titre de
l'inaptitude.
Le
montant de la MTP n'est pas soumis à conditions de ressources et s'élève à
11160.72 € par an (en mars 2003) soit 930.06 € /mois (6.100,40francs/mois).
Si
le bénéficiaire est hospitalisé, le versement de cette prestation est suspendu
le 1er jour du 2ème mois civil suivant l'hospitalisation.
Le
montant de la MTP est réduit si son bénéficiaire est hébergé en Long séjour,
avec prise en charge au titre de l'Aide Sociale, mais le versement est maintenu
intégralement si son bénéficiaire est hébergé en Long séjour à titre payant.
La
MTP n'est pas imposable il n'est pas nécessaire de la déclarer dans le montant
des revenus.
Cumul
impossible de la MTP avec l'ACTP (versée par l'Aide Sociale) ou l'APA
-
L'Allocation Compensatrice pour Tierce Personne (ACTP) est une prestation d'aide sociale attribuée
aux adultes handicapés, dont le taux d'incapacité atteint au moins 80 % et dont
l'état nécessite l'aide effective d'une tierce personne pour l'exécution des
actes essentiels de l'existence. Pour en bénéficier, il faut être âgé d'au
moins 20 ans et de moins de 60 ans.
La
demande est à faire auprès du Centre Communal d'Action Sociale de la mairie (du
lieu de résidence de la personne) qui transmet le dossier à la COTOREP pour
décision (un certificat médical spécifique est également à remplir et à
joindre).
Elle
est versée, par le Conseil Général, sous conditions de ressources et son
montant est variable (de 372 à 744 €/mois).
Elle
peut se cumuler avec tout avantage d'invalidité ou de vieillesse, mais cumul
impossible avec la MTP. Cette allocation n'est pas imposable, elle peut être
suspendue après 45 jours d'hospitalisation mais peut être maintenue en cas
d'hébergement à titre payant.
Les
bénéficiaires de cette prestation sont exonérés totalement des cotisations
patronales de Sécurité Sociale pour l'emploi d'aide à domicile. (Idem pour la
MTP).
Au
décès du bénéficiaire, il peut y avoir récupération sur succession (sur l'actif
net successoral supérieur à 45734,70 €) sauf si l'héritier est le conjoint, les
enfants, ou la personne ayant assuré de façon effective et constante, la charge
du handicapé.
L'Allocation Adulte Handicapé (AAH) :
-
peut être attribuée sur
décision de la COTOREP
-
aux personnes de plus
de 20 ans
-
ayant une incapacité
permanente reconnue d'un taux au moins égal à 80% (ou compris entre 50 et 80%
si la COTOREP reconna”t la personne dans l'impossibilité de se procurer un
emploi en raison de son handicap).
Cette
allocation est versée par la Caisse d'allocation Familiale sous conditions de
ressources.
La
décision de la caisse d'assurance maladie reconnaissant à un assuré un droit à
une pension d'invalidité de 2ème catégorie au motif qu'elle le
considère comme incapable d'exercer une profession quelconque, est sans
incidence sur le droit à l'AAH en cas d'incapacité inférieure à 80%. C'est à la
COTOREP d'apprécier, dans ce cas, si la condition relative à l'impossibilité
d'occuper un emploi en raison du handicap est remplie par l'intéressé.
L'AAH
peut être versée au-delà de 60 ans aux personnes ne pouvant bénéficier d'un
avantage vieillesse et reconnues incapables de se procurer un emploi.
Le
montant de l'AAH est de 577.91 € / mois (98.25 € / mois minimum en cas
d'hospitalisation).
III
- AIDES FINANCIERES POUR LES MALADES AGES DE PLUS DE 60 ANS
L'Allocation
Personnalisée à l'Autonomie (APA, la nouvelle loi)
La
loi du 20 juillet 2001 d'Allocation Personnalisée à l'Autonomie instaure de
nouvelles dispositions dans la prise en charge de la perte d'autonomie des
personnes âgées de plus de 60 ans.
-
Elle s'adresse aux
personnes résidant à domicile ou en établissement.
-
Son versement n'est pas
soumis à conditions de ressources mais son calcul tient compte des revenus du
bénéficiaire.
-
Son calcul repose sur
la combinaison de 3 éléments : le degré d'autonomie de son bénéficiaire
(en fonction duquel il est classé dans un Groupe Iso Ressources - GIR), les
ressources du bénéficiaire et le tarif dépendance de l'établissement si la
personne est placée.
-
Contrairement à l'Aide
Sociale ou à la Prestation Spécifique Dépendance (PSD) qu'elle remplace
désormais, les sommes versées au titre de l'APA ne font pas l'objet d'une
récupération sur la succession du bénéficiaire, ni sur les donations.
-
L'APA n'est pas
cumulable avec :
La Majoration Tierce Personne (MTP), ou l'Allocation Compensatrice pour Tierce personne.
L'Allocation
Compensatrice pour Tierce Personne (ACTP) attribuée aux personnes handicapées.
A
compter du 1er janvier 2002, l'APA se substitue à la PSD mais ne
remet pas en cause l'Allocation Compensatrice Tierce Personne (ACTP). La loi pose pour principe le maintien des
droits acquis. En d'autres termes, les bénéficiaires de la PSD comme de l'ACTP
ne peuvent voir leurs droits réduits ou supprimés.
Si
le calcul de l'APA aboutit à un montant inférieur à celui dont ils
bénéficiaient au titre de la prestation antérieure, une allocation
différentielle, versée par le Département, porte l'APA à la hauteur de la
prestation précédente.
Les
bénéficiaires de l'ACTP ayant obtenu la prestation pour la première fois avant
l'âge de 60 ans peuvent demander l'attribution de l'APA. Si cependant le
bénéficiaire n'a pas choisi de demander l'APA lorsqu'il atteint l'âge de 60
ans, il conserve la possibilité de la faire à chaque renouvellement de
l'attribution de l'ACTP. Le
montant de l'APA en établissement sera étudié pour chaque patient au cas par
cas par les services du Conseil Général.
IV
- AIDES EN ETABLISSEMENT
En long séjour
Le
forfait soins est pris en charge par
la caisse d'assurance maladie du patient (ce qui n'a rien à voir avec l'ALD).
Le forfait hébergement est à la charge du patient.
Depuis la mise en Ďuvre de l'Allocation Personnalisée à l'Autonomie (APA) en
janvier 2002, la nouvelle tarification des établissements entra”ne une
modification de ce forfait qui distingue désormais :
- un forfait journalier d'hébergement, réglé par la personne hébergée ou en cas
d'insuffisance de revenus par l'Aide Sociale départementale ( pour les
personnes de plus de 60 ans).
- un forfait dépendance (fonction du degré d'autonomie de son bénéficiaire
et en fonction duquel ce dernier est classé dans un Groupe Iso Ressources) réglé par le résidant soit en partie
grâce à l'APA ( pour les personnes de plus de 60 ans). .
Sans
condition d'âge mais selon des conditions de ressources le patient peut
bénéficier de l'allocation logement versée par l a Caisse
d'Allocation Familiale.
-
L'Aide Sociale pour hébergement
peut être demandée (pour le malade âgé de plus de 60 ans) auprès du Centre Communal d'Action
Social lorsqu'il y a une insuffisance de ressources du patient hébergé en établissement.
Elle peut être définie comme l'aide qu'apporte la collectivité (le département)
à ceux qui faute de ressources suffisantes ne peuvent pourvoir à leur entretien
ou aux soins qu'exige leur état.
Son
versement est soumis à conditions de ressources. Le Département étudie les
ressources de l'intéressé ainsi que l'obligation alimentaire éventuelle de ses
enfants et petits-enfants vis à vis de lui, avant de participer à la prise en
charge de l'hébergement. Dans certains cas, le Département se réserve un droit
d'hypothèque sur les biens immobiliers. Au décès du bénéficiaire, l'Aide
Sociale récupère sur l'actif de la
succession, tout ou partie des dépenses qu'elle a prises en charge.
-
L'APA (détaillée ci-dessus)
-
L'Allocation Logement (à
caractère Social) peut être versée par la Caisse d'Allocation Familiale, au
malade hébergé en service de long séjour, sous conditions de ressources. Cette
prestation est destinée à compenser les charges de loyer et peut aussi être
accordée aux personnes résidant dans une maison de retraite ou un ensemble doté
de services collectifs (Logement-Foyer) à condition que la chambre occupée
réponde à certaines condition de superficie.
En moyen séjour
L'hospitalisation
est de courte durée, ayant souvent pour but d'aider le patient et son entourage
en traitant les périodes d'agitations dues aux pathologies.
Le
forfait soins est pris en charge après accord par la caisse d'affiliation du
malade. Ce forfait est pris en charge à 100% par la caisse si le malade est en
ALD, à 80% s'il ne l'est pas, dans ce cas le ticket modérateur
correspondant à 20% du prix de journée de la structure est à charge durant les
30 premiers jours d'hospitalisation (pris en charge automatique de ce ticket
modérateur par la caisse d'affiliation à compter du 31ème jour
d'hospitalisation). Ce ticket modérateur peut être pris en charge par la
mutuelle, selon le contrat du patient.
La
demande d'entente préalable est également nécessaire sauf s'il s'agit d'un
transfert (patient déjà hospitalisé dans un service de médecine par exemple).
Le
forfait journalier reste à la charge du patient mais peut également être pris
en charge si ce dernier est affilié à une mutuelle et selon le contrat.
L'admission
en moyen séjour est subordonnée aux mêmes conditions que pour le long séjour à
la différence que le délai d'admission est plus court puisqu'il s'agit de court
séjour.
Certaines
mesures fiscales peuvent réduire le côut de l'emploi d'une aide à domicile:
-Exonération
des cotisations patronales de sécurité sociale:
# pour les personnes agées de 70 ans et plus
# pour les personnes dont l'état de santé nécessite l'aide d'une tierce personne et bénéficiant d'un avantage vieillesse, invalidité, une allocation compensatrice ou une majoration tierce personne.
-
La carte d'invalidité apporte un avantage dans le calcul de l'impôt sur le
revenu.
Il
est possible d'obtenir une réduction d'impôt pour :
-
les frais occasionnés
par l'emploi d'une aide à domicile.
-
les frais d'hébergement
en établissement de soins et cure médicale (25% des frais plafonnés à 2300
€).
-
les dons à des Ďuvres
ou organismes d'intérêt général.
Certaines
prestations ne sont pas soumises à l'impôt, les IJ versées en cas de maladie
longue et cožteuse (ALD), l'Allocation Personnalisée à l'Autonomie (APA),
l'AAH, l'ACTP et la MTP.
VI
- LES MESURES DE PROTECTION
Si
le patient n'est plus en mesure d'assurer une bonne gestion de ses biens,(ex:
il peut être abusé par des démarcheurs, etc...) il est souhaitable de
solliciter auprès du Juge des Tutelles du Tribunal d'Instance dont il dépend,
la mise en place d'une mesure de protection en sa faveur. La requête émanant
des parents proches (conjoint, enfants,
frères et soeurs) sera accompagnée d'une expertise médicale
(liste
des médecins habilités disponible au secrétariat du Juge des Tutelles, cožt
d'environ 200€). D' autres personnes peuvent signaler au juge les cas qui
paraissent nécessiter une mise sous régime de protection. Le juge peut alors se
saisir d'office et engager la procédure, s'il le pense nécessaire.
Le
juge peut prononcer :
-
une mise sous sauvegarde (ex: possibilité d'annuler des achats, des ventes ou
donations),
-
une curatelle simple : la personne peut continuer à administrer ses biens (ex:
gérer ses comptes , percevoir des loyers, faire des chèques) mais ne peut en
disposer (ex: vente, donation).
-
la curatelle renforcée : le curateur administre également le biens.
-
la tutelle : le tuteur est le représentant de la personne dans tous les actes
de la vie civile (il reçoit tous les revenus, paie toutes les factures, prend
avec l'accord du Juge les dispositions nécessaires pour la gestion des biens).
Le bénéficiaire perd tous ses droits civiques (ex: droit de vote, autorité
parentale).
Le
tuteur ou curateur peut être un membre de la famille , un gérant de tutelle
indépendant ou membre d'une association agréée.
En
cas d'urgence, un médecin peut, sur un imprimé spécial, faire une demande de
mise sous sauvegarde auprès du Procureur de la République. Cette mesure est
temporaire (2 mois renouvelable par 6 mois).
Les
Services Sociaux des Caisses de Sécurité Sociale ou des Caisses de Retraite
peuvent vous aider à mettre en place des interventions de personnel compétent
afin de garantir une bonne prise en charge à domicile.
Vous
pouvez avoir recours aux aides suivantes:
* Soins à Domicile
Il
s'agit de soins infirmiers, de nursing ou de soins d'hygiène apportés par un
infirmier libéral ou une association de soins à domicile conventionnée avec la
Sécurité Sociale. Le médecin traitant établit un certificat médical, ce dernier
est remis à l'intervenant qui sollicite l'accord préalable de la Caisse de
Sécurité Sociale. Si vous êtes en ALD, vous serez pris en charge à 100%.
* Gardes à domicile
Elles
sont employées dans le cadre des emplois familiaux entiérement à la charge de
l'interessé. La CNAV (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse ) peut
éventuellement apporter une aide financière en fonction des revenus et pour une
durée limitée à ses pensionnés. Pour cela adressez-vous directement à
l'association d'aide à domicile de votre secteur qui en fera la demande.
D'autres caisses de retraite peuvent allouer des aides similaires,
renseignez-vous auprès de l'association .
* Aides Ménagères
Elles
apportent leur aide pour faire les courses, le ménage. Elles peuvent
accompagner le patient lors des visites médicales....
Le
médecin traitant fait une ordonnance précisant le nombre d'heures nécessaires,
puis vous contactez l'association locale d'aides ménagères. Votre participation
financière sera fixée en fonction de vos revenus.
POUR
CONNAITRE LES COORDONNEES DES ASSOCIATIONS ET SERVICES D'AIDE A DOMICILE,
ADRESSEZ-VOUS A VOTRE MAIRIE.
Dans
certaines municipalités, il existe des portages de repas à domicile, des
systèmes de télésurveillance ...
* Les accueils de jour sont à la charge des familles (de 23 à 46 € / jour)
lorsqu'ils sont organisés par des associations ou des établissements (tels que
les maisons de retraite par exemple). L'APA permet de participer à la prise en
charge de ces accueils.
Les
accueils de jour peuvent être pris en charge par la caisse d'assurance maladie
à condition qu'ils soient thérapeutiques et se fassent en Centre
Médico-Psychologique ou en hôpital de jour (dépendants d'un Etablissement
Public de Santé Mentale).
* Matériel Médical
Vous
pouvez louer ou acheter le matériel médical dont vous avez besoin. S'il est
remboursable, adressez la prescription médicale et le devis de votre
fournisseur à votre caisse de sécurité sociale. Le fournisseur recevra
directement la décision de prise en charge de la Caisse.
* Aménagement de domicile pour handicapés
Des
aides existent, avant d'entreprendre quoi que ce soit, renseignez-vous auprès
du Service Social de votre Caisse de Sécurité Sociale.
Certaines structures accueillent les patients en
journée pour soulager les familles, favoriser une stimulation du patient.
Certains établissements médicalisés (moyen, long
séjour) peuvent prendre des patients à la journée pour une observation du
comportement dans les activités quotidiennes, réaliser des examens
complémentaires en vue d'une amélioration du traitement et proposer des
activités de stimulation cognitive (ex: mémo-gym)
Est le nom donné aux journées de réalisation des
examens complémentaires (scanner, EEG..) en centres hospitaliers.
Certaines maisons de retraite ou MAPAD proposent des
hébergements temporaires pour permettre aux familles de "souffler"
quelques jours.
Il faudra peut-être un jour envisager un lieu
d'hébergement de longue durée. Les Comités Départementaux des Retraités et
Personnes Agées (CODERPA ) vous communiqueront des adresses d'établissements.
- maison de retraite
- MAPAD avec parfois un Cantou
- Long séjour -Long séjour spécialisé dans la prise
en charge de patients ayant une maladie d'Alzheimer
N'hésitez pas à visiter les structures et
informez-vous de la prise en charge médicale prévue pour le malade.
# Possibilités de déambulation
# Médicaments utilisés
# Formation du personnel
# Vers quelle structure le patient est-il orienté en
cas de crise aigźe'
Si les ressources ne permettent pas de payer le prix
de journée, l'Aide Sociale peut être sollicitée ( l'établissement doit être
agréé). Elle n'interviendra cependant qu'après avoir étudié les possibilités de
participation des enfants (loi sur l'obligation alimentaire). L'Aide Sociale
récupérera sur la succession ( si possible) les sommes engagées.
Dans le cadre d'un hébergement de longue durée ,
l'Allocation Logement ou l'APL (aide personnalisée au logement) calculée en
fonction des revenus propres de la personne accueillie, sera sollicitée auprès
de la Caisse d'Allocations Familiales et contribuera ainsi à régler les frais .
D'autre part les frais d'hébergement (maximum 13 000 F) en service de soins
longue durée ou cure médicale (temporaire ou longue durée) peuvent être en
partie (25%) déduits de l'impôt pour les personnes âgées de 70 ans et plus (loi
de finances 1995).
* surtout du comportement, agitation, hallucination,
insomnies
Il est important d'évaluer les capacités de mémoire
d'attention et d'autres fonctions intellectuelles.
Pour cela on utilise des tests. Certaines questions
sont simples, d'autres plus compliquées. Il est normal d'échouer à certaines
épreuves.
L'objectif du bilan permet de mettre en évidence le
type de troubles de mémoire (liés à une maladie d'Alzheimer, une dégénérescence
frontotemporale ou une anxiété) et aussi les bonnes capacités restantes et
proposer des stratégies pour compenser d'éventuelles difficultés.
Cette évaluation à lieu dans les centres de mémoire.
ð EEG (Electroencéphalogramme)
C'est un examen parfaitement anodin et indolore.
Il dure environ 45 mn.
C'est l'enregistrement de l'activité électrique du
cerveau au moyen d'électrodes appliqués sur le cuir chevelu.
Au cours de l'examen, on demandera la participation
du patient :
- ouverture et fermeture des yeux,
- accélération de la respiration.
ð SCANNER (ou
Tomodensitométrie)
Examen réalisé dans un service de radiologie Le
scanner est l'examen complémentaire le plus important dont dispose le médecin
pour résoudre de nombreux problèmes de diagnostic neurologique. Il permet de
déceler les tumeurs, les causes vasculaires et donne maintenant aussi des
arguments pour le diagnostic de maladie d'Alzheimer.
C'est un examen indolore qui permet d'obtenir une
image précise du cerveau. Il s'effectue en position allongée. L'examen
nécessite une parfaite immobilité de la tête. Une bonne collaboration est
nécessaire.
Le plus souvent il n'y a pas de nécessité d'injection
intraveineuse (de produit de contraste).
Il est indispensable à la mise en route d'un
traitement.
Il peut se faire en hôpital ou en clinique privée.
ð IRM(Imagerie par
Résonnance Magnétique)
C'est un examen plus précis et complémentaire que le
scanner. Il utilise le champs magnétique alors que le scanner utilise les
rayons X.
Il s'effectue également en position allongée et dure
30 à 45 mn.
N'oubliez pas de signaler si vous êtes porteur d'un
pace maker ou d'une valve cardiaque ou d'une prothèse.
=>
Lille : CHR ou CLIMAL ou St Philibert => Boulogne => Lens => Béthune
ð MMS (Mini-Mental-Score)
30 questions permettant d'évaluer la Sévérité des
troubles mnésiques et des autres fonctions neuropsychologiques comme : - quel
est le jour de la semaine ' - à quel étage sommes-nous '
ð DEBITMETRIE (ou tomographie d'émission monophotonique)
Réalisée dans un service de médecine nucléaire.
C'est un examen indolore qui comporte dans un premier
temps l'injection en intraveineux d'un produit marqueur et dans un second temps
des radiographies du cerveau qui permettent d'avoir une idée du fonctionnement
cérébral à travers le débit sanguin.
Durée : 20 à 30 mn.