Imagerie cérébrale
L’IRM est beaucoup plus contributive que le scanner, qui garde ses indications en cas de contre-indications (pace-maker, claustrophobie, MMS < 15).
-Une atrophie bien limitée aux régions antérieures suggère une démence frontotemporale (Figure 2). Sur le scanner, les coupes neuro-optiques montre une atrophie de la région temporale interne dans la maladie d’Alzheimer , de tout le pôle temporal et notamment du cortex dans les démences fronto-temporales (Figure 2).
-L’atrophie temporale interne est plus sévère dans la maladie d’Alzheimer que dans la démence à corps de Lewy, et que dans la démence vasculaire (Figure 3)
-Des lacunes, nombreuses, dans les noyaux gris, sont caractéristiques des démences vasculaires (Figure 4), à moins qu’une ne soit présente dans une zone stratégique comme le thalamus.
-Des anomalies de substance blanche sont visibles dans les démences vasculaires (Figure 4), mais aussi dans la maladie d’Alzheimer et dans la démence fronto-temporale, en regard de l’atrophie corticale sévère. Des anomalies extrêmement sévères, touchant la capsule externe, doivent évoquer le CADASIL, surtout s’il y a des antécédents personnels et familiaux de migraine et d’accidents vasculaires cérébraux, sans facteurs de risque vasculaire.
L’iamgerie fonctionnelle par la tomographie d’émission monophotonique est surtout utile dans les atrophies focales. Elle montre une hypofixation antérieure dans les démences fronto-temporales, par opposition à la maladie d’Alzheimer ou l’hypofixation siège typiquement dans les carrefours (temporo-pariéto-occipitaux). Dans la démence à corps de Lewy, l’hypofixation est plus diffuse, et plus sévère dans les régions frontales et pariéto-occipitales que dans la maladie d’Alzheimer .
Entretien avec le patient et l’entourage
Critères diagnostiques des principales démences non-Alzheimer en bref