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Témoignages
2/10/07
Votre
témoignage: delacourte modulonet.fr

Vous voulez témoigner? c'est possible.
La publication de votre témoignage
a pour objectif d'aider les autres, de les renseigner, ou de demander des
conseils sur les problèmes que vous affrontez. Dans ce dernier cas, et dans
la mesure du possible, nous proposerons une réponse adaptée (je demanderai
à la personne la plus compétente du Réseau Mémoire de répondre) et l'ensemble
question/réponse sera publié sur ce site
Vous mentionnerez également si vous voulez que votre témoignage soit
anonyme ou non.

10/01/2007
Mon beau père âgé de 75 ans a été diagnostiqué depuis environ 2 ans pour une démence à corps de Léwi(après pourtant avoir alerté notre médecin généraliste à plusieurs reprises devant ses troubles manifestes et répétés de la mémoire),et je ne vous cache pas qu''il s''agit là d''une catastrophe pour toute la famille,et en particulier pour mon épouse ,sa seule fille.Je viens de voir en recherchant des éléments sur cette maladie que vous étiez en projet de nouvelles recherches.
Cette pathologie peut bénéficier de traitements symptomatiques, soit liés à l'aspect parkinsonien de la physiopathologie, soit liés, en complément, au fait que les anti-Alzheimer répondent bien également sur la maladie à corps de Lewy. Idéalement, se rapprocher d'un spécialiste que vous trouverez dans un grand centre hospitalo-universitaire.
06/12/06
Pouvez vous me dire en quelle proportion les individus sont ils touchés par ce type de maladies neurodégénératives...
J'ai lu qu'avec le viellissement des populations nous atteindrions bientot un francais sur Deux...
Confirmez vous cette estimation?
Réponse: Il y environ 1 (un) million de personnes atteintes de maladies neurodégénératives en France. Etant donné que le premier facteur de risque est l'âge, cad le vieillissement de la population, lié lui même à l'espérance de vie qui augmente considérablement, on peut en déduire qu'il y aura bientôt systématiquement: a) un patient par famille atteint d'Alzheimer (la maladie neurodégénérative la plus fréquente), b) un patient sur deux dément pour la population âgée de plus de 90 ans. Nous sommes déjà proches de cette situation.
23/11/06
> qu'en est-il de cette opportunité de vaccin proposé ce jour à l'émission de
> M.Delarue,sur france 2?
> peut-on se porter volontaire près de son neurologue?
> quelles démarches proposez-vous pour un patient en début de maladie?
Tout dépend de votre situation géographique, puis précisément du stade de la maladie, ce qui permettra de savoir si le patient répond aux critères d'inclusion dans l'essai thérapeutique. A ma connaissance, y a 5 centres qui vont faire l'essai thérapeutique de vaccination: à Paris (Bruno Dubois), Bordeaux (Jean-François Dartigues), Toulouse (Bruno Vellas), Marseille (Michel Bernard), Nice (Philippe Robert). Pour les coordonnées, merci de passer par Google, puis contacter le service hospitalier.
7/4/06:
Je suis très surprise que des personnes françaises ne puissent pas avoir l'APA à
l'étranger alors que l'on sert sans hésiter l'APA à des anglais qui vivent sur notre
territoire. Comme leur service de santé est moyen, nous en sommes arrivés à héberger
leurs retraités et leur coût !!! est-ce normal ? Peut-être faudrait-il se recentrer
non pas sur les personnes qui habitent, mais sur celles qui ont travaillé, cotisé en
France. PP
7/4/04
QUESTION:
...................En effet, n'habitant plus depuis quelques années
avec mes parents (j'ai 30 ans), je me suis aperçu que mon père
(62 ans en juillet) avait "changé" depuis quelques mois.
En discutant avec ma mère ainsi que mon frère (qui vit toujours
avec eux), ils m'ont confirmé mes craintes !
Ma mère m'a même précisé qu'elle pense que mon père
aurait bien la MA car il "oublie" de plus en plus souvent de choses,
mais celui-ci refuse de le reconnaitre quand elle lui en fait la remarque. Elle
lui a demandé de passer des examens afin qu'on en est le coeur net, mais
mon père refuse catégoriquement car il clame qu'il ne perd pas
la mémoire.
Exemples de perte de mémoire :
- il ne se rappelle plus comment se rendre à un endroit, alors qu'il prend
cette route quasiment toutes les semaines
- au milieu d'une danse, il s'est arrêté car il ne se rappellait
absolument plus des pas
- il ne se souvient plus de ce qu'on lui a dit quelques jours avant
- ...
Aussi, je me permets de vous écrire afin de savoir s'il est possible de
demander à un médecin de pratiquer des examens, même si mon
père n'est pas d'accord ?
REPONSE:
Vous soulevez un problème difficile: les patients qui oublient ....oublient
qu'ils oublient. C'est vrai qu'en théorie on ne peut soigner les patients
contre leur gré (ni bien sûr faire des examens s'ils ne sont pas
d'accord). Comme il existe des traitements efficaces contre la maladie d'Alzheimer,
il est d'autant plus nécessaire, comme vous le dites, d'en avoir le
coeur net. Consulter un médecin ne rend pas malade...
Il est tout à fait possible en effet de parler au médecin traitant
de votre Papa des troubles que vous avez remarqués, pour qu'il fasse
dans le cadre de son suivi habituel un petit examen de la mémoire. Votre
Papa acceptera peut-être
mieux ensuite, si c'est son médecin qui conseille, d'aller voir un spécialiste.
19/02/2004
Depuis maintenant 10 mois je vis avec mon père qui a été diagnostiqué comme
ayant la maladie d'Alzheimer.
Lorsque j'ai pris cette décision d'être à ses côtés,
il vivait dans une profonde dépression liée à plusieurs
facteurs.
Le premier et probablement le plus important est le fait d'avoir son épouse,
ma mère, atteinte de la maladie de Pick depuis maintenant au minimum 16
ans.
Le deuxième facteur est d'avoir passé les deux premières
années de sa retraite à petit à petit se rendre compte qu'il
devenait inutile y compris pour ma mère, puisque ne pouvant même
plus la faire marcher alors qu'il allait la voir tous les jours.
Le troisième facteur est probablement le fait d'avoir avec toute sa conscience été déclaré
atteint de la MA.
Durant ces dix mois, j'ai passé les quatre premiers mois à le sécuriser
et à apprendre comment on pouvait fonctionner sans mémoire immédiate à fin
de pouvoir l'aider efficacement en ayant compris son mode de fonctionnement.
J'ai au bout de 6 mois réussi à lui faire reprendre confiance
en lui et à lui montrer que ses pertes de mémoires étaient
bénigne. J'ai même réussi à lui faire reprendre
un processus de mémorisation. Il a recommencé à lire alors
qu'il ne lisait plus rien.
Ses performances dans les séances d'orthophonie qu'il suit hebdomadairement
ont grandement augmentées et l'orthophoniste constate parallèlement
une amélioration normale de sa confiance en lui.
Il a pris de l'Aricept durant plus de six mois sans qu'aucune amélioration
ne survienne et prenait d'ailleurs en même temps des médicaments
contre l'hypertension artérielle ainsi que des anti-dépresseurs.
Trois semaines après être arrivé auprès de lui, j'ai
supprimé tous ses médicaments au vu du stress qu'ils engendraient
lorsqu'il devait les prendre (3 fois par jour). Depuis, le médecin a
pu constaté que sa tension artérielle est bonne (12/7), que son
stress a grandement disparu et que son état cérébral est
meilleur qu'il n'était, même si c'est dans des proportions qui restent
petites.
Je ne sais pas aujourd'hui si il est atteint ou non de la maladie d'Alzheimer,
mais il semble que ce ne soit pas cela l'important.
Je me pose la question de savoir si le diagnostic n'est pas plus dangereux
que la maladie elle-même. Ce diagnostic a été prononcé par
quatre fois à un an d'écart basé par trois fois sur des
tests qui me semblent en plus d'une valeur douteuse. En effet j'ai pu constater
que les questions de ses tests ne montrent qu'une absence de données
dans les connaissances, ce qui prouve effectivement un problème mnésique.
Ayant travaillé sur ce postulat, j'ai pu vérifier plusieurs points
:
Les erreurs qu'il fait dans ses réponses ne mettent pas en doute son raisonnement,
mais bien un manque de données.
Si on étudie avec soin les réponses qu'il donne, en regard avec
les événements de sa vie personnelle, on découvre que
ses pertes de mémoires correspondent à des années bien
précises
et semblent guidées par un choix "délibéré" du
psychisme.
D'autre part, en travaillant nous avons réussi à faire repartir
sa mémoire et il a d'ailleurs de cette façon pu se prouver à lui
même que ses facultés de mémorisation sont lentes en rapport
avec son âge (80 ans en octobre 2004) mais qu'elles n'en sont pas moins existantes.
De ma même façon, si il lui est possible de mémoriser certaines
choses, d'autres ayant un rapport affectif ne peuvent l'être.
Il est probable que je ne vous apprenne absolument rien de toutes ces manifestations,
mais je pense qu'il serait important d'en faire état, de telle sorte à ce
que l'on ne place une étiquette Alzheimer sur un patient que lorsque
cette maladie ne peu plus être confondue avec une autre, quelle qu'elle
soit. Et même si et je n'ai rien de sérieux pour remettre en cause
le diagnostic fait, je ne me permets pas de douter de la valeur des médecins
qui l'ont prononcé, mais je ne vois pas l'utilité d'un tel diagnostic
lorsque je vois les dégâts qu'il peut causer.
Aujourd'hui, papa est tout à fait conscient qu'il a un grave problème
mnémonique, tout en sachant aussi au fond de lui que nous faisons
le maximum pour sinon lui préserver les facultés qu'il a encore
aujourd'hui, mais surtout lui faire reprendre du terrain et augmenter ses capacités,
ce qui est très très lent, peu sensible, mais ce qui a au moins
le mérite de faire en sorte qu'il vive relativement bien son problème.
Jean-Jacques Schwer
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