2007 modifié le 25/09/07

MALADIE D'ALZHEIMER (MA): On ne peut pas dire n'importe quoi !

Par exemple, sur France 2 télématin (semaine 38):

-Non, il n'y a pas encore de diagnostic précoce par imagerie. C'est peu spécifique, peu sensible, et par PET-Scan, c'est fait uniquement dans des laboratoires ultra-spécialisés, et pas en France, et ça coûte très cher.

- Non, la neurogénèse, cad la division de cellules "souches" qui vont reformer des cellules nerveuses, n'est pas une solution thérapeutique à court terme.

- Non, le vaccin n'a pas fait ses preuves. Les essais thérapeutiques redémarrent et on n'a aucune idée du résultat. Les tests préliminaires sont plutôt décevants.

Non, comme cela a été dit sur Europe 1 ce matin du 21 Septembre, une prise de sang ne permet pas de faire le diagnostic. Par contre OUI si on veut faire le diagnostic de maladie d'Alzheimer familiale autosomique dominante (1000 cas en France sur 800.000 cas de formes "sporadiques"). Il s'agit de formes jeunes.

Non, les 30.000 formes jeunes de démence (avant 60 ans) ne sont pas des MA. Il y a souvent d'autres causes, dont les DFT

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CE QUE L'ON PEUT DIRE

Etant donné que la maladie d'Alzheimer résulte de la conjonction de deux processus dégénératifs:

le diagnostic précoce et le traitement de la MA sont liés à ces deux processus. Le combat est moléculaire (ce qui est compatible avec le diagnostic par imagerie puisqu'il faut visualiser spécifiquement les lésions)

1) L'urgence absolue est de développer les structures d'accueil adaptées à la MA. On est probablement au 1/10 de ce qui est nécessaire

2) La deuxième urgence est de développer l'approche thérapeutique (cad trouver des médicaments pour prévenir ou ralentir ou guérir).

 


 

Journée mondiale 2007 : le Dr Florence Lebert nous communique ce message

une attention particulière des médecins sur la fatigue des aidants

L’aide aux aidants des personnes atteintes d’une maladie d’Alzheimer ou apparentées est devenue une priorité dans le plan de soins de ces maladies. Mais l’évaluation de leurs besoins est difficile car souvent pas pudeur, devoir ou dépression, ils n’évoquent pas spontanément l’importance de l’épuisement dans lequel il se trouve.

Au cours des consultations médicales effectuées dans les centres mémoire qui accueillent et traitent ces patients, les médecins rencontrent ces aidants et à travers leurs paroles centrées souvent sur le malade se font une idée de l’état de fatigue du proche, mais cette évaluation est elle pertinente et suffisante pour adapter les aides matérielles et psychologiques ?

Nous proposons d’essayer de comparer l’évaluation du médecin à celle de l’aidant avec l’utilisation d’une réglette de fatigue allant de 1 à 10. Vingt-trois médecins du réseau des centres mémoire du Nord-Pas de Calais et quelques spécialistes libéraux, durant une semaine de septembre, à l’occasion de la journée mondiale Alzheimer, vont participer à cette étude. Nous verrons si cet outil simple peut aider les médecins à dépister des états sérieux de fatigue que le proche n’oserait exprimer

Florence Lebert, cellule de proximologie, centre mémoire de ressources et de recherches, CHRU Lille

 

2006

Le centre de la mémoire de Bailleul &

Flandre Alzheimer et Dégénérescence Frontotemporale

 

Vous invitent à une conférence

A l’occasion de la journée mondiale Alzheimer

Alzheimer 2006 :

de la maladie à la prévention

Animée par les

Pr Claude Alain Maurage, professeur de neuropathologie au CHRU de Lille

Dr Regis Ketelers

Cardiologue à Armentières

Dr Florence Lebert

Gérontopsychiatre, centre mémoire CHRU Lille/Bailleul

Jeudi 21 septembre 2006

15h

Salle de réunion du centre médical des monts de Flandre

Rue neuve église

Bailleul

 


 

2004

 Un bilan de la Recherche Médicale, à l'occasion de cette journée mondiale sur la maladie d'Alzheimer

L’effort de recherche est international, et particulèrement observé outre-atlantique.

Il s’agit d’abord de trouver un médicament pour enrayer la maladie d’Alzheimer (MA). En parallèle, les chercheurs mettent au point des analyses de plus en plus précises pour faire un diagnostic biologique à la fois précoce et précis.

On constate actuellement que la pathologie Alzheimer est bien plus complexe qu’on ne le pensait dans les années 90.

Il y a maintenant un consensus sur les cibles thérapeutiques, et la complexité de la MA fait qu’il n’y a pas une cible, mais deux (APP et Tau), et que si l’on connaît l’ennemi à neutraliser, on ne sait pas trop comment si prendre.

En fait, il y a de nombreuses pistes, de nombreuses statrégies, de nombreuses hypothèses autour de ces cibles, et l’important pour la Recherche est d’avoir les moyens de les tester toutes.

Pour notre part, ici en France, c’est la politique du « aide toi et le ciel t’aidera », mais si on a peu de moyen, on a des idées, et notre groupe VCDN de Lille développe actuellement trois pistes solides pour contrer la MA :

-  Une sur la vaccination, qui consiste en une amélioration significative du procédé américain, et qui repose sur une découverte du laboratoire qui aura des conséquences positives également sur diagnostic biologique précoce

- deux pistes différentes pour deux nouvelles familles de médicaments potentiels anti-Alzheimer, découvertes au laboratoire de l’Inserm U422, en collaboration avec l'Université de Lille II, que nous allons développer au maximum pour les amener jusqu’au médicament.

Au total, et comme pour le cancer, l’effort de recherche débouchera un jour sur une possibilité de gagner des mois, puis des années sur la MA. Les avancées sont tributaires de l’intelligence et de la combativité de nos chercheurs, mais aussi hélas, en fonction des moyens mis à leur disposition.


21 Septembre 2003 et années plus anciennes

Message de Laurence Serfaty, FRANCE 2

Bonjour à tous,

Mon dernier documentaire, "Alzheimer, jusqu'au bout la vie", sera diffusé sur France 2 le jeudi 21 septembre, vers 23h00.

Ce film, tourné au Québec et en France, me tient tout particulièrement à coeur parce qu'il se fait l'écho d'une approche humaine et humaniste dans l'accompagnement des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Une démarche respectueuse de l'individu, reproductible et qui devrait, du moins
je l'espère, être une source d'inspiration pour tous ceux qui sont concernés par cette question en particulier et par la relation humaine en général.

Pour ceux qui redoutent un film triste, n'ayez crainte. Vous allez au contraire découvrir des personnalités attachantes et pour certaines, très
drôles. Oublions les étiquettes !