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- sur le vieillissement cérébral normal
- sur la fréquence des maladies neurodégénératives
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Rappel: Démence = terme médical précis qui indique une perte d'autonomie intellectuelle, et ne veut pas dire "folie"
PERSPECTIVES DÉMOGRAPHIQUES
Nombre de personnes âgées de plus de 60 ans
19,0% en 1990 (19% de la population était âgée de plus de 60 ans en 1990)
20,6% en 2000
35,1% en 2050
INCIDENCE
165.000 nouveaux cas par an de MA (pour 2006)
soit 1,2/1000 entre 65 et 69 ans et 53,5/1000 après 90 ans
PERSPECTIVES DÉMOGRAPHIQUES
>60 ans
19,0% en 1990 (19% de la population était âgée de plus de 60 ans en 1990)
20,6% en 2000
35,1% en 2050
Les chiffres actuels revus complètement à la hausse font que les prédictions sont à revoir complètement. En effet:
PRÉVENTION
Retarder d’un an diminue la prévalence de 25%.
(Proportion d'une population qui, à un moment donné, est affectée par une pathologie. Exprimée en pourcentage)
(Nombre de nouveaux cas qui apparaissent, dans un intervalle de temps donné, et pour un nombre d'habitants donné)
AUTRES CHIFFRES pour la maladie d'Alzheimer (Chiffres 2003)
Formes familiales (autosomique dominant) jeunes: 3 pour mille (selon l'équipe de Rouen, confirmé par Rotterdam), soit 1000 cas pour la France, au grand maximum.
Nombre de décès de maladie d'Alzheimer par an, en France: 100 à 130. 000.
Nombre de vérification neuropathologique pour un diagnostic certain, pour toute la France: 100 à 200 cas maximum, soit 1 pour 3000 environ.
Tendance actuelle 2006: Nombres de cas de maladie d'Alzheimer: 750 à 1.000.000
Combien de cas sont suivis à la Consultation de la Mémoire: environ 25%
Nombre de Centre Mémoires en France: 170 en 2003
Nombre de Centres Experts de resources et de recherche: 17
Nombre de places d'accueil de jour: 2500 + 1700 promises, mais au moins 30.000 nécessaires.
Nombre de places dans les maisons de retraites: 680.000, dans 1700 établissements
Combien d'autres pathologies ?:
10 à 15.000 Dégénérescences Frontotemporales pour la France
15 à 30.000 maladies à corps de Lewy (mais en plus chevauchement avec la maladie d'Alzheimer)
80.000 patients Parkinsoniens
Nombre de patients déments vivant à domicile: 65 à 88%
Prise en charge à domicile: totalement à la charge de la famille dans 50% des cas
Coût moyen annuel à domicile de 18.300 € par an, soit 1530 € par mois. Ce coût englobe la valorisation du travail des aidants sur la base du SMIC et des aides professionnelles estimées à 13 € l'heure.
En institution, le coût moyen mensuel directement lié à la maladie est de 1830 €/mois, sachant que ce coût varie en fonction de l'établissement et de sa localisation.
Accueil de jour: 15 à 45 € par jour
Selon Paquid, coût annuel total lié à la maladie d'Alzheimer en France par an : 4,5 milliard d'euros (chiffre 2006).
Chez les plus de 75 ans , première cause de dépense de santé devant les maladies cardio-vasculaires.
Les dépenses de sécurité sociale pourraient être multipliées par 15 si l'on ne fait rien.
Médicaments commercialisés: 3 pour l'activation du sytème cholinergique, 1 pour le système glutamatergique, d'autres pour la neuroprotection (Ginkgo biloba, ....) ou les différents traitements symptomatiques
En cours de commercialisation: beaucoup en cours de développement (voir aspects thérapeutiques)
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en 1953: 200
en 1988: 800
en 1996: plus de 6000
en 2050: prévision à plus de 150 000
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1 homme pour 7 femmes
Depuis 1955: augmentation d'un trimestre par an
En 1850: 50 ans
En 2003: 83 ans pour la femme; 74 ans pour l'homme
Remarque très personnelle. A. Delacourte.
Seul, l'examen neuropathologique (autopsie) permet de dire s'il s'agit véritablement d'une maladie d'Alzheimer, ou d'un autre type de démence (démence frontotemporale, démence vasculaire, démence à corps de Lewy, etc..). Le diagnostic clinique comporte un certain pourcentage d'erreur. Ce pourcentage serait faible (15%).
Cependant,
1) les chiffres indiquent que la vérification anatomique du diagnostic ne se fait en moyenne que pour 1 cas sur 3000. Dans d'autres pays, la vérification du diagnostic clinique se fait d'une manière plus systématique (Autriche, Allemagne, ...).
2) La précision du diagnostic clinique se juge sur les données cliniques avant la mort par rapport à l'examen neuropathologique. Quelle est la précision du diagnostic clinique à la première consultation, à la deuxième souvent 6 mois après, etc ?
3) En effet, en théorie (likehood ratio), les erreurs de diagnostic clinique sont d'autant plus importantes que le patient est jeune (inversement proportionnel à la fréquence). A ma connaissance, aucune étude de par le monde n'a pu préciser rigoureusement la spécificité et la sensibilité du diagnostic clinique. Pour cela il faut une étude prospective, des dossiers cliniques complets, de la première consultation à la dernière (et des données figées dans le marbre), un examen neuropathologique béton (ce n'est pas si évident), une analyse biochimique complète (stades de tauopathie, d'amyloidopathie et de synucléopathie), et dans certains cas une étude génétique. Un seul maillon faible compromet l'ensemble de l'étude. A noter que le diagnostic de certitude (neuropathologique) n'est certain que depuis 1997 (Critères consensus du NIA).
Le diagnostic neuropathologique est souhaitable, afin de donner une information précise à la famille. Il s'agit de déterminer les facteurs de risque (vasculaire ou dégénératif ?; de type Alzheimer, à corps de Lewy ou de type dégénérescence fronto-temporale ?).
La connaissance de ces facteurs de risque devrait permettre une intervention thérapeutique plus efficace, pour les proches ou pour les générations à venir, car un jour nous aurons des médicaments curatifs. Et on ne pourra vaincre que si l'on connaît bien le risque, sachant que chaque type de pathologie a sa thérapeutique spécifique.
Il est possible de pratiquer cet examen neuropathologique
dans de bonnes conditions. Les centres hospitalo-universitaires sont
agréés. Les coûts sont pris en charge par l'hôpital.
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