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TRAITEMENTS
NON PHARMACOLOGIQUES |
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Aide psychologique |
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Les consultations de plus en plus précoces de patients ayant une maladie d'Alzheimer ou apparentée rendent fréquemment nécessaire aujourd'hui un accompagnement psychologique de patients ayant une plainte et n'étant pas anosognosiques à qui ont révèle une maladie grave évolutive mais accessible aussi à un traitement et à une prise en charge. Le soutien peut se réaliser en consultation ou en petits groupes de patients de niveaux cognitifs similaires ou à travers des séances de stimulation cognitive où les bénéfices peuvent être multiples. A un stade plus avancé, les troubles du comportement peuvent être influencés par une prise en charge en fonction de leur type : -L'anxiété, les manifestations dépressives, l'irritabilité réactionnelle à la perte des moyens nécessite une revalorisation de la personne à travers des entretiens et aussi à travers des activités positives mettant en évidence la persistance de capacités. Le bilan neuropsychologique peut aussi être un support à la revalorisation. -Les symptômes frontaux comme l'apathie, la désinhibition, la négligence physique peuvent être accessibles à des actions cognitivo-comportementalistes comme les techniques de renforcement. Le rappel des règles de société par le thérapeute est très important. La nouveauté est aussi souvent l'objet d'amélioration comportementale et peut être utilisé en pratique. -Les manifestations délirantes peuvent faire l'objet d'entretiens de réassurance en particulier lorsque le déclin cognitif est faible, ce qui peut être le cas lors de DCL, permettant d'expliquer les raisons des hallucinations en évitant des interprétations mystiques par exemple. |
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| Mesures médico-sociales | |
-Certaines prises en charge spécialisées comme l'orthophonie, l'ergothérapie, la kinésithérapie proposées pour des déficits ponctuels de la maladie ont parfois un retentissement plus général en particulier sur l'humeur, l'apathie et l'anxiété. Les troubles du comportement doivent être analysés et pris en compte lors de la décision de mise en route de ces thérapies. -L'accueil de jour peut aussi être une aide sur le même type de SCPD -Les gardes à domicile et de nuit peuvent être précieuses lors du phénomène de coucher de soleil ou lors de troubles du sommeil -Les aides soignantes ou infirmières sont parfois indispensables pour des toilettes difficiles, lorsqu'il existe par exemple des troubles de perception rendant la vue de miroirs perturbante ou lors d'hallucinations cenesthésiques. -Des visites à domicile d'équipes soignantes spécialisées peuvent permettre d'évaluer la dangerosité d'une situation à domicile -Des unités de neuro-géronto-psychiatrie devraient se développer avec des lits de court et moyen séjour pour des hospitalisations d'adaptation thérapeutique lorsque cela n'est pas possible à domicile afin de favoriser dans un second temps un retour à domicile. -Une protection des biens (sauvegarde de justice, curatelle, tutelle) peut être utile lors de désinhibition comportementale par exemple à l'origine de dépenses inconsidérées. |
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| Information et soutien de l'entourage | |
L'information sur la maladie est la première étape indispensable de la rencontre avec les proches d'un malade. Elle doit comprendre une explication détaillée sur les troubles du comportement afin d'éviter les nombreuses fausses interprétations et la culpabilité qui en découle, comme les reproches aux patients. Une règle générale qu'il faudra faire adopter aux proches est de toujours éviter la mise en échec du malade. Le comportement à adopter doit être proposé en fonction du type de troubles du comportement, comme : -Ne combattre un délire que s'il a des conséquences néfastes pour le patient ou son entourage -Stimuler un patient apathique en découvrant le seuil limite de tolérance permettant d'éviter l'irritabilité -Rassurer un patient anxieux par une présence constante de familles, d'amis ou d'animaux de compagnie ou de lumière la nuit -Valoriser et provoquer des actions positives faites par un malade triste -Donner accès à une aire de déambulation sans danger lors d'instabilité psychomotrice -Se rendre disponible en fin d'après midi pour des sorties lors du phénomène de coucher de soleil Une information sur la confusion doit être apportée et sur la conduite à tenir en apprenant à rechercher la cause par l'observation (transit, fréquences des mictions, fausses routes, température…)
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| Quelques conseils | |
Les proches des malades sont souvent d'un grand dévouement et l'acceptation de l'aide est souvent difficile par peur que les autres ne sachent pas faire ou de ne pas remplir leur devoir. Pourtant le maintien à domicile dépend aussi de la santé physique et morale des proches. Cela doit être expliqué dès le début de la maladie et les aides possibles présentées, comme l'hébergement temporaire ou les accueils de jour. Ces informations doivent parfois être données pas seulement au soignant principal mais à d'autres membres de la famille qui non informés risquent de s'opposer ou de faire des reproches à l'entourage proche. Un « bon soutien » des proches passe par la délivrance de beaucoup d'informations. Les entretiens avec les équipes médicales doivent être relayés par de la documentation qui pourra aussi être lue par ceux qui n'auraient pas assisté aux consultations. Enfin, le soutien entre familles peut être capital et se fait à travers les antennes de France Alzheimer et d'autres associations de familles.
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