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La maladie d'Alzheimer: une maladie "statistique"?
 

La maladie d'Alzheimer est une véritable maladie. Cependant, cette pathologie ne s'exprime que lorsqu'un ensemble de facteurs défavorables l'emportent sur l'ensemble des facteurs favorables, et ceci avec le concours du temps et du vieillissement des cellules nerveuses.
C'est à ce titre que la maladie d'Alzheimer pourrait être une maladie "statistique", résultat du différentiel entre les facteurs déclenchants et retardants.

Les cofacteurs
 

Les facteurs défavorables

  1.     Le premier, le plus important, le facteur qui a lui seul, ou presque, peut déclencher la maladie d'Alzheimer correspond aux mutations pathologiques sur les gènes APP, PS1 et PS2. Ces mutations pathologiques provoquent inexorablement l'apparition de la maladie, au plus tôt vers l'âge de 30 ans, et en général vers 50 ans. Ceci veut dire que l'âge (certes modéré) est nécessaire pour que la mutation pathologique puisse produire son effet clinique.
  2. Si la mutation pathologique de l'APP ou de ses protéines régulatrices sont le premier facteur défavorable, avc une pénétrance de 100%, le second facteur est l'âge, premier facteur de risque.
  3. Ensuite, la vulnérabilité de l'hippocampe pourrait être le troisième facteur. Il est clair que nous sommes très inégalement touchés par la dégénérescence neurofibrillaire au cours du vieillissement. Certains résistent très bien, d'autres moins bien.
  4. Le quatrième facteur pourrait être le génotype de l'apolipoprotéine E. L'allèles epsilon4 est certainement un facteur de risque, alors que l'allèle epsilon2 est un facteur protecteur
  5. Ensuite viennent se greffer un certain nombre d'autres facteurs génétiques et environnementaux dont on parle dans la littérature, mais qui restent à identifier d'une manière certaine.
    1. .

Les facteurs favorables

  1. Les facteurs favorables sont un peu l'image inverse des facteurs défavorables. Ils sont génétiques et environnementaux également. Un bon métabolisme de l'APP, des cellules nerveuses résistantes à tous les stress sont des facteurs favorables, mais encore difficilement caractérisables.
  2. L'allèle epsilon 2 de l'apolipoprotéines semble être un facteur favorable, l'ApoE E2 ayant certainement une meilleure efficacité pour réparer les neurones.
  3. Une bonne alimentation, incorporant des substances anti-radicalaires (Vitamine E, C, tanins), joue peut-être un rôle
  4. Le maintien de l'activité cérébrale ne peut être qu'un bon facteur
  5. Les taux de neurostéroïdes (DHEA, oestrogènes) pourraient stimuler favorablement les neurones

Au fur et à mesure de l'avancée des connaissances, il est certain que l'on pourra maîtriser de mieux en mieux ces facteurs, pour ralentir l'apparition de la maladie d'Alzheimer. Retarder cette pathologie de 5 ans diminuerait de 50 % le poids socio-économique de cette pathologie, poids supporté essentiellement par les familles de patients.

FIN DE L'HISTOIRE (pour l'instant)
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